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ADALM-Pluto

Microordinateur-SDR de télécommunication d'Analog Devices

 

Mise à jour le 25 septembre 2020

 

 

 

Le hardware

La stabilité en fréquence n'est pas fameuse mais utilisable pour de la DATV. Par contre, pour des low SR (66 voire 33kS/s), ainsi que pour faire de la SSB, il faut changer l'oscillateur ou mieux le piloter depuis un oscillateur externe stabilisé, par exemple un Leo Poldar. Je décrirai la modification ultérieurement, ainsi qu'une autre destinée à éviter des coupures USB. Il est également possible de faire une modification de firmware destinée à étendre la gamme de fréquence du Pluto.

 

 

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Versions les plus récentes du firmeware d'Evariste:
 

Version officielle:

pluto.frm_OFFICIEL 20.12.2019 28'790 kB
Version certifiée
Version beta: pluto.frm_FOR THR BRAVE 5.2.2020 27'333 kB
Version encore en développement, pas entièrement contrôlée,  donc peut-être avec quelques bugs. D'où son nom: "pour les braves"

Afin de faciliter le téléchargement et le repérage des versions, j'ai rajouté "_OFFICIEL" et "_FOR THE BRAVE" après leurs noms. Sinon, une fois téléchargés, on ne sait plus de quelle version il s'agit. EN conséquence, avant de le transférer dans le répertoire du Pluto, il faut donc au préalable effacer sa terminaison (_OFFICIEL ou _FOR THE BRAVE), sans oublier le caractère souligné (_) qui le sépare du "FRM". Il ne doit plus subsister que pluto.frm

 

 

Opérations d'installation

 

  1. Connecter le Pluto au PC avec le câble USB. Utiliser la prise Micro USB du centre (pas celle, à droite, de  l'alimentation du Pluto). La led Ready brille et la led LED1 clignote. Le Pluto est directement alimenté par le PC, laisser libre la prise Micro USB de droite, réservée pour l'alimentation).
     

  2. Télécharger le driver Windows: PlutoSDR-M2k-USB-Drivers.exe - v0.7. Par défaut il va se mettre dans le répertoire "Téléchargement" de votre PC.
     

  3. Installer le driver: avec Windows Explorer, double-cliquez sur son nom dans le répertoire "Téléchargement". "Voulez-vous exécuter ce fichier?" Oui. Ensuite acceptez tout ce qu'on vous propose. L'installation prend un certain temps.
    A la fin, vous devez voir PlutoSDR dans la liste des périphériques USB connectés (icone à droite de la barre des tâches). Votre Pluto est maintenant reconnu par Windows.

    Dans le gestionnaire de périphétiques, on doit avoir:
    - Dans Cartes réseaux: Pluto SDR USB Ethernet/RNDIS gadget
    - Dans Ports COM & LPT: Pluto SDR Serial console (COM3)
     

  4. Avec Windows Explorer, vous avez maintenant un lecteur de plus: PlutoSDR (G:). Double-cliquez dessus et vous obtenez son contenu soit le sous-répertoire img qui contient les images utilisées par le fichier info.html, et les 3 fichiers config.txt, info.html et LICENSE.html.
     

  5. Avec Windows Explorer, cliquez sur info.html et vous obtenez la marche à suivre d'installation d'ANalog Devices. Il faut commencer par télécharger et installer le firmware d'origine du Pluto. Cliquez sur la ligne 1. de "Getting Started" intitulée: "Upgrade your firmware".  Le Pluto vous répondra peut-être:

    "Pluto is using the same version as latest release!" ce qui indique qu'il est déjà équipé de la dernière version du firmware officiel. Si c'est le cas, sautez au point 7. Sinon vous recevez:


    Status of the Pluto firmware:
    Newer version available online (Version v0.31)
    Download version v0.31

    Cliquez sur cette dernière ligne. Ceci fait, le fichier plutosdr-fw-v0.31.zip se met dans le répertoire "Téléchargement". Avec Windows Explorer, double-cliquez sur ce nom afin de le dézipper dans un répertoire que vous créez, par exemple, D:/pluto. 5 fichier y sont copiés.
     

  6. Copiez pluto.frm dans la racine du Pluto, en principe PlutoSDR (G:).

    Pour démarre la mise à jour du firmware, il faut cliquer avec le bouton droit de la souris sur ce répertoire, puis choisir éjecter (très important sinon la mise à jour ne se fait pas).  



    La fenêtre en bas à droite du bureau
    s'ouvre (ci-contre).

     Il faut alors cliquer sur "éjecter PlutoSDR (G:)"
    (pas sur la ligne du dessus)





    La mise à jour du Pluto se fait  et la led LED1 clignote rapidement. Cela dure environ 4 minutes.
    Ne pas déconnecter le câble USB tant que la led clignote rapidement !
     

  7. A la fin la led reprend sa cadence normale de clignotement ce qui indique que le Pluto a été mis à jour avec la dernière version du firmware d'Analog Devices. Ceci est nécessaire car le firmware d'Evariste se repose sur celui-là.
     

  8. A partir de là vous pouvez aussi accéder au Pluto avec un navigateur à l'URL: http://192.168.2.1
     

  9. Téléchargez le firmware d'Evariste F5OEO:
    http://www.vivadatv.org/viewtopic.php?f=60&t=692%20fichier%20PLUTO%20DVB

    Le fichier "pluto.frm.zip" se met dans le répertoire "Téléchargement". Décompressez-le dans un répertoire provisoire, dans lequel vous obtenez un seul fichier: pluto.frm
     

  10. Pour installer le firmware d'Evariste dans le Pluto, il faut procéder de la même faççon qu'avec le firmware d'origine décrite au point 6, soit le copier dans la racine du Pluto et ensuite faire éjecter.
     

  11. Il ne reste plus qu'à contrôler que le firmware d'Evariste est bien en place, avec un navigateur à l'URL:
    http://192.168.2.1

    On doit y trouver le mode d'emploi du nouveau firmware:

     

    Welcome to the ADALM-PLUTO QO-100
    DATV custom firmware

    ADI Professor Thank you for testing this custom firmware. It is mainly intended to make an easy plateform for TX/RX on QO-100 satellite but could be used on other bands.It includes :
    • DATV DVBS/S2 modulator (33KSymbols to 2MSymbols).
    • Reduced bandwidth analog TV modulator using NASA Apollo mode HackTV
    • FreeDV digital voice modulator Codec2
    • Reception will be added in future.

     

  12. On peut maintenant commencer à travailler avec le Pluto, les explications se trouvant dans le descriptif ci-dessus, sur le Pluto. Par la suite, différentes modifications hard et software pourront être faites au Pluto.
     


 

Commande du Pluto avec vMix

 

La plupart des utilisateurs du Pluto utilisent le logiciel OBS pour envoyer des images et des commandes au Pluto. L'avantage d'OBS c'est sa gratuité totale mais alors, il faut bien avouer que c'est une usine à gaz à utiliser, il n'est pas du tout intuitif. Et ça pour moi  c'est très important car s'il faut à chaque fois consulter le manuel avant  utilisation, c'est très dissuasif, en tous cas pour moi. Par contre je travaille depuis assez longtemps avec vMix et j'en suis enchanté. On doit rarement ouvrir son manuel et il met une version gratuite à disposition des amateurs. La description qui suit est donc faite pour vMix.

 

La version BASIC de vMix est indéfiniment gratuite (si on la déclare pour une utilisation non professionnelle sinon la durée d'essai est de 60 jours), mais elle est limitée à la résolution de 768 x 576 pixels. Il faut la première version payante (60 Dollars) pour pouvoir travailler en HD (Haute Définition) 1980 x 1080 pixels, voire plus en 4k. Le passage de l'une à l'autre se limite à entrer la nouvelle clé dans le logiciel après l'avoir acheté sur Internet. C'est fait en quelques minutes.
 

vMix user guide

 

 

Configuration

 

Le logiciel vMix doit être ouvert et le Pluto relié au PC au moyen de son câble USB.  La prise USB d'alimentation du Pluto doit rester libre car le PC alimente ce dernier via le câble USB "datas".

 

 

Que faut-il pour envoyer des images au Pluto ?

 

Le logiciel fait par Evariste F5OEO est un serveur RTMP (Real Time Messaging Protocol), donc un service Windows (un logiciel qui fonctionne en tâche de fond), et qui transfère des données vers un client en mode connecté (avec handshake). Ce protocole a été développé par la firme Adobe afin de transmettre un flux de données en streaming (en continu), le "client" étant généralement un lecteur vidéo Flash, également développé par Adobe. Dans notre cas, le récepteur sera le logiciel du Pluto et l'émetteur vMix et la communication entre eux se fera au moyen du protocole RTMP. A noter qu'Evariste a développé une nouvelle version du firmware qui utilise le protocole UDP comme moyen de communication afin de pouvoir également transmettre du H.265, nous y reviendrons ultérieurement.

 

L'architecture du système est donc la suivante:

  1. Logiciel vMix, il génère la ligne de commande RTMP pour le Pluto

  2. Un câble USB (du PC) au Pluto (Micro USB)

  3. Le Pluto avec le firmware (logiciel interne) d'origine remplacé par celui d'Evariste F5OEO

 

vMix choisit les sources vidéo (images, vidéos, caméras, navigateur Internet, etc. Il assemble ensuite ces données de façon à former un flux TS (Transport Stream) en fonction des paramètres qu'on lui donne et qu'il fait exécuter, en tâche de fond, par le logiciel FFMPEG. Il faut donc renseigner les champs des paramètres de vMix afin que ce dernier envoie son Transport Stream au logiciel Pluto en le faisant au préalable traiter par FFMPEG. A noter que le protocole RTMP ne permet pas de faire du H.265, seulement du MPEG-2 et du H.264. Pour du H.265, il faut passer au protocole UDP (User Datagram Protocol), qui permet la transmission de données à un ou plusieurs récepteurs sans contrôle de flux (handshake).
 

La communication se fait par une ligne de commande envoyée par vMix au Pluto et qui dit où envoyer le TS et avec quelles caractéristiques. Les paramètres qui suivent sont ceux que j'ai utilisé pour générer un
SR de 500
, actuellement la meilleure qualité que je puisse obtenir de ma liaison avec Oscar-100 car je n'ai que 40 Watts dans une parabole de 1,20 mètres en émission:

rtmp://192.168.2.1:7272/,2406.75,DVBS2,QPSK,500,12,0

Ce qui signifie:
192.168.2.1:7272/    URL du Pluto. 192.168.2.1, port 7272
,2406.75                    fréquence d'émission en MHz: 2406,750 MHz
,DVBS2                     mode (DVB ou DVBS2): DVBS2
,QPSK                       Constellation (QPSK, 8PSK, 16PSK), QPSK est la seule permise en DVBS
,500                            SR (33 à 2000): 500
,12                              FEC 1/2 (12,23,34,67,78...): 1/2
,0                                Gain en dB (-71..0): 0 = puissance maximum

Attention aux virgule, les séparateurs, aucune erreur n'est tolérée!
 

 

Streaming settings

 

Cette ligne de commande est à mettre dans la fenêtre "Streaming Settings" qui s'ouvre lorsque vous cliquez sur (= paramètres) qui se trouve à gauche du bouton  marqué "Courant", tout en bas de l'écran de vMix.

 

Fenêtre "Streaming Settings"

 

Votre indicatif, nom du flux ou de la, doit être entre virgules:

Nom du flux ou de la: ,HB9AFO,

 

La qualité doit être choisie dans la liste qui apparaît en cliquant sur le signe ˅  (à droite du champ):

Qualité: H264 576p 280kbps AAC 64kbps

 

Les autres champs doivent être remplis comme sur la copie d'écran ci-dessus.

 

 

Streaming quality

 

Les autres paramètres doivent être entrés dans la fenêtre "Streaming quality" qui s'ouvre en cliquant sur le bouton
(= paramètres") qui est à droite du champ "Streaming quality" ci-dessus.

 

Fenêtre "Streaming quality"

 

Remplissez cette fenêtre comme ci-dessus.

 

Video bit Rates est le paramètre le plus important pour que les images soient fluides. C'est la taille du flux vidéo. Compte tenu de la place disponible dans le TS (en fonction du SR, du FEC et de la résolution de l'image et du son), il faut le choisir au plus juste. S'il est trop grand, le son sera coupé et les images auront le hoquet. S'il est trop petit, il y aura le son mais les images seront de mauvaise qualité (pixellisées).

Video bit Rates: 280 kbps

 

Encode Size est la résolution de l'image

Encode Size: 768 x 576 pixels

 

Audio Bit Rate est la t aille du flux du son. 64 kbps est le minimum

Audio Bit Rate: 64 kbps

 

Copiez les autres paramètres tel-quels.

 

Pour résumer, vous recopiez le contenu des deux fenêtres ci-dessus tel-quel et vous obtiendrez un TS avec des images bien fluides et d'une définition agréable et un son de bonne qualité avec un SR de 500 kS/s et un FEC de 1/2.

 

 

Boutons en bas d'écran

  • N'oubliez pas de cliquer sur le bouton "Externe" (il doit devenir rouge) sinon vous n'aurez aucun signal en sortie.

  • Le Pluto passe en émission en cliquant sur le bouton "Courant". Il passe au rouge en émission. S'il reste jaune, c'est qu'il y a une erreur et que le logiciel ne peut pas envoyer le flux désiré vers le Pluto. Une fenêtre en indiquera la raison.

La suite décrira quelques commandes  de vMix et leur fonctions mais vous pouvez déjà consulter le guide en anglais pour prendre de l'avance.

 

 

Démarrage de vMix

 

 

La première chose à faire est d'entrer les paramètres d'émission tels que décrits ci-dessus. Il resteront mémorisés lorsque vous éteindrez le PC. Tant que vous ne changez pas les caractéristiques d'émission (fréquence, SR, FEC, etc,), la seule chose à faire au démarrage sera de cliquer sur le bouton "Externe" au bas de l'écran. Il deviendra rouge ce qui indiquera que vMix sera prêt à envoyer des données au Pluto. Attention: quelquefois vMix se reboote (s'arrête et redémarre) lorsque vous modifiez un paramètre, ce qui oblige à re-cliquer ensuite
 sur le bouton car celui-ci se désactive au reboot. Ne pas oublier de le faire! 

 

Ensuite il faut préparer les sources vidéo (entre 1 et 4) qui se mettront dans 4 fenêtres au bas de l'écran. Ceci fait il faudra en envoyer deux dans les deux grandes fenêtres en haut de l'écran. La fenêtre de droite est la fenêtre d'émission, celle qui est actuellement envoyée au Pluto et celle de gauche la prochaine.

 

Pour les premiers essais, il faut au minimum une source, par exemple une mire.

 

 

Sélection d'une mire

  1. Cliquez sur le bouton , à gauche au bas de l'écran

    La fenêtre "Input select" s'ouvre et affiche un menu avec les options suivantes:

    Vidéo, DVDListeAppareil photoNDI/capture desktopCourantInstant replaySéquence d'images/stingerRetard vidéoImagePhotoPowerPointCouleurAcoustiqueEntrée audioTitre/XAMLFlash/RTMPVirtual setNavigateur web et  Appel vidéo
     

  2. Cliquez sur Image et sélectionnez celle que vous désirez dans le répertoire ad-hoc. Vous êtes là dans l'Explorateur Windows dont je ne détaillerai pas l'utilisation, celle.ci vous étant certainement connue.

    Par exemple: D:\pluto\Mire-HB9AFO.jpg


    Clquez sur OK et l'image de la mire se met dans la première fenêtre en bas de page et dans la grande fenêtre de droite, prête à être transmise.

 

D'autres images, jusqu'à 3 supplémentaires peuvent être sélectionnées de la même façon. Au final, les 4 fenêtres en bas de page seront remplies.

 

 

Passage d'une image à une autre

 

A ce stade, vous avez la première image, la mire, sur la grande fenêtre de droite, rien sur la fenêtre de gauche et 4 dans les 4 petites fenêtres du bas. Pour envoyer une image du bas vers la fenêtre de préparation, la grande du haut à gauche, il suffit de cliquer sur l'image à envoyer.

 

Et pour faire passer l'image de gauche (haut) vers la fenêtre d'émission, la droite, il faut faire glisser la manette (au centre, entre les deux fenêtres) de gauche à droite avec la souris. L'image de gauche remplacera celle de droite et vice-versa.

 

Les boutons au centre, entre les deux fenêtres, permettent de donner un effet de transition lors du passage d'une image à une autre. Essayez par exemple de cliquer sur le troisième bouton depuis le haut et vous verrez les images se permuter avec la transition choisie. Pour changer de type de transition, ouvrez la liste déroulante en cliquant sur le flèche à droite du bouton. Essayez-les, c'est la meilleure façon de les voir en action!

 

A ce stade, nous avons donc 4 images fixes que nous pouvons émettre avec des effets de transitions.

Pour faire passer le Pluto en émission, il faut cliquer sur le bouton  (Courant).

 

 

Choix d'autres sources

 

Sans vouloir explorer tous les types de sources que supporte vMix (consultez le guide en anglais pour cela), voici les plus utilisées:

 

Pour toutes les sources qui sont décrites ci-après, il faut à chaque fois débuter par un clic sur le bouton
 
, à gauche au bas de l'écran.

 

Pour enlever une source d'une des petites fenêtres, cliquez sur
"Close"

 

 

Diaporama de photos

  • Cliquer sur l'option "Photos" et entrez le chemin du répertoire où se trouvent les photos

  • Ceci fait, cliquez sur OK et la première image du diaporama viendra se placer dans une des petites fenêtres

  • Il suffit maintenant de cliquer sur "Play pour que le diaporama se mette en route dans la petite fenêtre. Si vous désirez qu'il tourne en boucle en continu, cliquez sur "Loop"

  • Vous pouvez maintenant transférer le diaporama dans la grande fenêtre de préparation (en haut à gauche) en cliquant sur la petite fenêtre où il se trouve.

 

 

Fichier vidéo

  • Cliquer sur l'option "Vidéo" et sélectionnez le fichier désiré (.mp4, .mpg ou autre)

  • Ceci fait, ciquez sur OK et la première image de la vidéo viendra se placer dans une des petites fenêtres

  • Il suffit maintenant de cliquer sur "Play pour que la vidéo se mette en route dans la petite fenêtre. Si vous désirez qu'elle tourne en boucle en continu, cliquez sur "Loop"

  • Vous pouvez maintenant transférer cette vidéo dans la grande fenêtre de préparation (en haut à gauche) en cliquant sur la petite fenêtre où elle se trouve.
     

  • Pour faire coïncider les images et le son (mouvements de la bouche entre autres), allez dans le menu"Paramètres" (en haut tout à droite), puis l'option "Audio", et mettre la valeur adéquate dans "Entrée par Défaut Audio Delay". Chez moi j'ai dû mettre 456 millisecondes

 

 

Images d'une Caméra

  • Cliquer sur l'option "Appareil photo"

  • Cliquez sur la fléche     à droite du champ "Appareil photo" afin d'ouvrir la liste des appareils connectés et sélectionnez la caméra désirée, par exemple "HD Webcam"..

  • Une fenêtre s'ouvre alors avec les valeurs par défaut de cette caméra:

  • Acceptez-les tels-quels en cliquant sur OK si vous n'avez pas de raison de les changer

  • Par contre, si vous devez diminuer au maximum la taille du flux que vous allez générer, par exemple parce que vous avez programmé un faible SR (Symbol Rate), il vous faudra abaisser au maximum la résolution de l'image ainsi que son nombre d'images par seconde (Frame Rate). Le "Format vidéo" devra s'accorder avec celui que délivre la caméra.

  • Même chose pour le son (format audio), dont vous pouvez changer la source (micro du PC, micro externe ou autre) si vous le désirez

  • Ceci fait, cilquez sur OK et l'image générée par la caméra viendra se placer dans une des petites fenêtres

  • Vous pouvez maintenant transférer cette image dans la grande fenêtre de préparation (en haut à gauche) en cliquant sur la petite fenêtre où elle se trouve.

 

 

Bandeau défilant

  • Sélectionnez l'option "Titre/XAML"

  • Lorsque la fenêtre "Title" (titre) s'ouvre, cloquez sur l'option "Ticker" du menu qui se trouve en haut de la fenêtre.

  • Double-cliquez sur l'image marqué "TickerHD" qui vous générera un bandeau défilant avec un fond rouge et du texte en blanc.

  • La fenêtre suivante s'ouvrira:

  • Le texte en bleu, en latin quelle idée saugrenue, représente celui qui va défiler. La première chose est donc de le remplacer par votre propre texte. Deux solutions se présentent: soit écrire directement ici le texte que vous voulez y mettre, soit enregistrer un fichier texte qui le contient et que vous pourrez rappeler à chaque fois que vous voudrez créer un bandeau défilant (car il ne reste pas mémorisé par vMix)
    ..
    J'ai moi-même créé le fichier "bandeau.txt" avec le contenu suivant: "HB9AFO Michel JN36GN, vMix + Adalm-Pluto + 40 Watts + parabole offset 1,2m". Avant de créer un bandeau je rappelle ce fichier avec l'Explorateur Windows et je fais un copier-collé du texte dans la fenêtre de l'éditeur de titre ci-dessus. On peut bien-sûr changer la police, la taille et la couleur des caractères au moyen du menu de cette fenêtre.
     

  • Il faut encore modifier la vitesse de défilement car celle-ci est trop lente, en tous cas chez moi. Il faut cliquer sur l'horloge du menu pour cela. A la place de "00.02.00" mettre "00.01.00" ou ce qui vous conviendra.
     

  • Finalement cliquer sur le bouton "Vivez" (quelle traduction!), en bas à gauche de la fenêtre de l'éditeur de titre, pour mémoriser tout cela, du moins jusqu'à la fermeture du programme car vMix b^ne le conserve pas d'une session de travail à une autre.
     

  • A noter que vous pouvez à tout moment revenir à cet éditeur en cliquant, avec le bouton droit de la souris , dans la fenêtre qui contient le bandeau et en sélectionnant "Tite editor" (éditeur de titre).
     

  • Lorsque vous voudrez faire apparaître ce bandeau en superposition sur une image émise, il faudra transférer l'image du bandeau dans la fenêtre de préparation, la grande en haut à gauche.  Et ensuite faire glisser avec la manette le bandeau sur l'image en cours de transmission (grande fenêtre de droite) de façon à superposer le bandeau sur l'image avec la transparence voulue. Si vous allez jusqu'au bout de la course la manette, vous inversez alors le contenu des deux grandes fenêtres. Vous pouvez cliquer sur le bouton "Couper" pour permuter les deux contenus.

Exemple de bandeau défilant

 

 

Navigateur Internet

 

 

Flux UDP

à suivre...


Optimalisation d'une émission DATV

 

Du point de vue HF, une émission DATV doit être caractérisée par sa fréquence et sa puissance.

Il faut ensuite déterminer les paramètres de l'émission DATV proprement-dite, qui sont:

  1. La norme TV (Digital Video Broadcasting - Satellite): DVB-S ou DVB-S2.
    La dernière est la plus récente et la plus efficace.
     

  2. Le type de compression: MPEG, H264, H265, développés chronologiquement dans cet ordre.
    Le dernier est le plus efficace et on gagne plusieurs dB de MER au passage de l'un à l'autre.
    Les routines de décodage sont appelés "codecs"
     

  3. La constellation: QPSK, 8PSK et 16PSK sont les plus courantes.
    C'est le nombre de bits par symbole: QPSK=4, 8PSK = 8, etc.



    Le modulateur IQ de l'émetteur groupe les bits par Symbole. Par exemple, le QPSK (Q pour Quadrature, = 4 bits) envoie 4 bits en même temps en modulation de phase, chaque bit étant différentié d'un autre par sa phase dans le Symbole (0, 90, 180, et 270 degrés). La 8PSK utilise 8 phases mais le 16PSK module en plus chaque bit en amplitude. Ce dernier a donc 2 couches (amplitude) de bits.

    Dans le souffle, il est plus facile de décoder des Symboles à 4 phases qu'à 8 car l'écart entre chacun d'eux est plus grand. Par contre, pour un même SR on pourra transmettre deux fois plus de bits en 8PSK qu'en QPSK, ce qui autorisera un débit vidéo plus élevé, donc avec une meilleure définition.

    A-priori, on choisira au départ la constellation la plus facilement décodable, la QPSK. Si le rapport signal/bruit du signal est assez élevé, on pourra passer au 8PSK afin de gagner en qualité d'image.
     

  4. Le roll-off: c'est un rapport qui définit la forme du spectre du signal, et donc sa largeur de bande effective.
    On utilise un roll-off de 0.35, 0.25 et 0.20, largeur de bande décroissante.


    Le Transport Stream (TS)

    C'est le flux  de données à envoyer au modulateur HF. Il contient le flux vidéo, le flux audio et quelques flux de service qui permettent au démodulateur d'attribuer chaque paquet de données à sa source, vidéo, audio ou autre.  En plus, les paquets n'arrivent pas toujours consécutivement, notamment sur Internet du fait des chemins différents qu'ils peuvent prendre.

    Un TS est caractérisé par:
     

  5. Le SR (Symbol Rate ),  nombre de Symboles en kS/s (kilo Symboles par seconde).
    C'est la vitesse de transmission du flux de données. Plus le SR est élevé et plus on pourra transmettre de bits par seconde et donc plus l'image pourra être détaillée et fluide.
    Le SR les plus couramment utilisés en DATV sont 1000, 500, 333, 250, 125 et 66 kS/s. La mire d'Oscar-100 est transmise avec un SR de 1500.
     

  6. Le FEC à utiliser (Forward Error Correction ou correction prédictive).
    Il ajoute à chaque paquet de données des bits qui permettent, à la réception, de le reconstituer, même si les aléas de la propagation en ont rendu quelques-uns illisibles. Les paquets ayant tous un nombre de bits fixes, 188, les bits de corrections dédoubleront des bits de données. Le FEC est la proportion de bits utiles dans un paquet, les restant sont des bits redondant de correction. Par exemple, un FEC de 3/4 signifie que le paquet contient  3/4 de bits utiles, 1/3 signifie 1/3 de bits utiles, etc.

    Les valeurs normalisées sont, dans l'ordre décroissant de l'amplitude la correction: 
    Corrections importantes    1/4, 1/3, 2/5, 1/2, 3/5, 2/3, 3/4, 4/5, 5/6, 8/9 et 9/10.   Corrections faibles

On voit donc que tous ces paramètres sont interdépendants, ce qui en complexifie le choix. En pratique ce n'est toutefois pas trop difficile car les équipements ont déjà eux-mêmes des limitations ce qui élimine déjà quelques possibilités. On pourra faire son choix  soit en se donnant comme critère de départ le flux vidéo qu'on désire transmettre et choisir les paramètres en conséquence. Ou alors l'inverse, se dire "avec le rapport signal-bruit que mon correspondant aura en réception, quelle est le flux maximum TV que je peux transmettre?".

 

De façon générale, il est préférable de débuter ses réglages avec un FEC important afin de bien corriger un maxim

 

 

Calcul du bit rate (vitesse du flux vidéo)

 

Dans les deux cas il me faudra tout d'abord calculer le débit effectif de ma vidéo à l'aide du logiciel gratuit:

DVB-S/S2 Bitrate Calculator
http://www.satbroadcasts.com/DVB-S_Bitrate_and_Bandwidth_Calculator.html

Le flux effectif se calculera après avoir entré le SR, la norme DVB et la constellation, le facteur de roll-off et la valeur du FEC. On peut oublier les deux derniers.

 

Par exemple, pour SR=250, DVB-S2/QPSK, 0.35 et 1/2, on obtiendra un TS (Transport Stream) de 0.2475 Mps et donc une bande passante de 0.3375 MHz. Jouez avec les différents paramètre pour  familiariser avec eux!

 

Il faudra encore prendre le 70% de cette valeur pour l'entrer dans vMix (Video bit rate) car le TS ne contiendra pas seulement le flux vidéo mais aussi le son et les flux de service, il faut donc leur laisser un peu de place.

 

Encore un détail: pour faciliter le décodage des flux, nous n'utilisons que des flux à vitesse constante en DATV (CBR ou Constant Bit Rate), contrairement à Internet par exemple, qui travaille en VBR (Variable Bit Rate). C'est la raison pour laquelle les logiciels de codage vous demandent quelqufois de le préciser.

 

 

Pour résumer

 

Dans vMix, il y a la ligne à envoyer au Pluto:

 

 

 

 

Et les paramètre de sortie

 

 

Le Video bit rate, l'Encode size (largeur x hauteur de l'image en pixels) et l'Audio bit rate.
On peut laisser les autres paramètres tels-quels.

 

Compléments

 

Des informations supplémentaires, complémentaires ou dites autrement, peuvent être trouvées, entre autres, sur les sites suivant:


Linux

 

Le Pluto contient un version de Linux embarquée, c'est  son système d'exploitation. On peut y accéder en mode console via son adresse IP 192.168.2.1. Il faut pour cela télécharger un logiciel comme, par exemple, ExtraPutty (il est gratuit mais il est tout-de-même bon de faire un petit don d'encouragement via la procédure indiquée).

 

A télécharger sur: http://extraputty.com/index.php

Cliquer sur "Download latest ExtraPutty" et installez-le en exécutant le ficher Putty.zip téléchargé

 

Avec le câble USB connecté entre le PC Windows (pas besoin d'Ethernet) et le Pluto, ouvrez Putty, inscrivez-y l'adresse du Pluto et cliquez sur "open".

 

Une fenêtre d'exécution en mode texte s'ouvre  et vous demande votre login (nom d'utilisateur) et le mot de passe:

 

 

Entrez ce qui suit:

 

login as: root

root at 192.168.2.1's password: analog

 

(Chaque commande se termine par une pression sur [Enter])

 

 

Vous obtenez alors:

 

 

Et voici dans le système d'exploitation du Pluto, prêt à recevoir vos commandes. La version est indiquée sous le titre "PlutoSDR" et l'adresse où obtenir des indication également.

 

Pour obtenir la version du firmware:  iio_attr -a -C fw_version

Réponse:

Using auto-detected IIO context at URI "local:"
fw_version: v0.31-4-g9ceb-dirty

 

Donc ici version v0.31-4-g9ceb-dirty
 

Yapluka mais on peut déjà entrer sa première commande Linux: exit !

Cette commande ferme la fenêtre et termine la session Linux.

 

Un petit rappel des commandes Linux peut s'avérer utile.

 

à suivre...


Les bons réglages

 

Voici les paramètres que j'ai déterminé pour différents contenus de transmission et pour l'ensemble vMix-Pluto. Le résultats (que j'espère encore perfectible) de nombreuses heures d'essais.

 

  • Diaporama de photos en haute résolution (1280 x 720)
    (Nécessite la version payante de vMix sinon la résolution est limitée)

    DVBS-2, QPSK, SR 500,  FEC 2/3
    VBR 340,  1080x720 pix,  son 64k
    Preset medium, keyframe freq: 1sec, threads: 5, network buffer: 30sec
    autres paramètres: par défaut

    Il faut donner le nom du répertoire où trouver les photos à afficher avec l'option Photos de la fonction Rajouter une entrée.
    On peut régler le temps d'affichage de chaque photo avec un clic droit sur l'image, Slide Show Settings et transition, 5 sec chez moi.
    La définition de sortie (dans "paramètres") doit rester à 768 x 576 (on ne peut pas mieux).
     

  •  


 


20200820_L'encodeur H265 pour les nuls

 

 

Introduction

 

Depuis que nous expérimentons la DATV, tous nos efforts ont porté sur l'amélioration de la résolution et la fluidité des images transmises. Au début, les images étaient relativement floues, saccadées et pixellisées lors des mouvements de caméra. Cela tient à la faible bande passante que nous utilisons, résultant de l'utilisation de low SR compris entre 1000 et et 33 kS/s. L'avantage est bien-sûr de gagner en efficacité et de pouvoir caser un maximum de station dans une bande donnée, typiquement sur le satellite Oscar-100. L'arrivé du SDR ADALM-Pluto a changé la donne et de belles qualités ont été obtenues, dépendantes tout de même de la puissances des équipements utilisés. Une limite claire est cependant apparue car les logiciel de gestion des images, vMix et OBS, font tous deux appel au puissant mais complexe logiciel FFMPEG qui génère le TS (Transport Stream) à faire parvenir au Pluto. Il faut là saluer le magnifique travail effectué par Evariste F5OEO qui a développé le firmware (logiciel interne) DVB-Pluto adapté à notre usage.

 

La limite de la rapidité d'encodage des PC, proportionnelle à leur puissance,  était ce qui limitait la qualité des images générées. Une des solution trouvé fut d'utiliser la puissance des cartes graphiques contenues dans le PC, qui ont été spécialement développées pour traiter des images. La carte NVidia en est un exemple. Mais il y a un problème: tous les PC ne sont pas équipés de cartes NVidia et tous les modèles de cette marque ne peuvent être utilisées par des logiciels externes et donc ne conviennent pas à notre application. La solution est venue avec l'apparition d'un encodeur hardware externe, l'encodeur H264-H265 bien connu maintenant et qu'on peut se procurer sur Internet pour 60 Euros. C'est lui qui génère le TS à envoyer au Pluto, sans  nécessiter l'intervention d'un PC. C'est avec un tel ensemble "Encodeur-Pluto" plus un PC pour modifier les paramètres d'émission, qui permet au amateurs que nous sommes d'obtenir actuellement la meilleure qualité sans devoir faire appel à des codeurs professionnels hors de prix.

 

 

 

Mise en service simple de l'encodeur

 

Afin de voir le plus rapidement possible des images générées avec cet équipement, j'ai imaginé un processus très simple que j'appelle "Mise en service de l'encodeur H265 pour les nuls" pour paraphraser la série de livres bien connue. Pour ce faire, j'ai limité mes ambitions à ne m'occuper, dans un premier temps, que des images et pas du son car ce dernier n'est pas générable sans autre par l'encodeur. Il s'agit d'un malheureux oubli du développeur qui a omis le switch "son on -off". En conséquence, le son est bien généré par l'encodeur mais n'est pas transmis au Pluto, son flux est vide. Nous en reparlerons donc ultérieurement.

 

 

Mise en service pour les nuls

 

Elle se fait en trois étapes:

  1. Raccorder l'ADALM-Pluto au réseau local Ethernet par l'installation d'un convertisseur Ethernet-USB

  2. Fourniture des images à l'encodeur (caméra Gopro dans mon casI)

  3. Connexion de l'encodeur au Pluto avec le câble USB (qui alimente du même coup le Pluto)

  4. Paramétrage du tout.

Grâce à cette modestie de mes exigences, j'ai pu réaliser ces opérations en une demi-journée. J'ai reçu mon convertisseur Ethernet-USB à midi et ce soir mon système générait ses premières images en haute résolution sur Oscar-100. En voici une:

 

 

Résolution 1280 x 720 pixels transmis avec un SR de 500 et un FEC de 3/4.

 

Plus le SR est élevé et plus la qualité des images est bonne mais dans mon cas, j'atteins déjà le maximum avec un SR de 500. C'est celui que j'utilise le plus fréquemment sur le satellite pour faire mes essais de qualité d'images car je ne peux pas travailler avec un SR de 1000 à cause de la puissance modeste de mon PA (40 Watts). Les SR inférieurs, 333 et 250 kS/s que j'ai testés, donnent de bons résultats avec bien-sûr avec des images plus floues. Par contre elles sont fluides et leur temps de latence n'excède pas 3-4 secondes ce qui est tout-à-fait acceptable. J'ai  testé le SR de 1000 et là je peux faire passer la définition à la vraie haute définition, 1980 x 1080 pixels. Mais il faut de la puissance rayonnée pour ce SR-là, diamètre de la parabole x la puissance du PA, ce que je n'ai pas (1,2m x 40 Watts). Mais cela viendra...

 

 

1. Pilotage du Pluto par Ethernet

 

La première étape est d'équiper le Pluto d'une entrée Ethernet en remplacement de l'USB et pour cela il faut tout d'abord attribuer une adresse IP au Pluto, et ensuite remplacer son câble USB par l'adaptateur Ethernet.

 

Adresse:
 

Le plus simple et le moins aléatoire est de lui attribuer une adresse fixe afin que cette dernière ne change pas au gré du DHCP du réseau PC. Ce service attribue automatiquement les adresses IP aux périphériques du réseau au démarrage de ce dernier, ce qui est pratique mais a l'inconvénient de voir les dites adresses changer d'une démarrage à l'autre. Avec une adresse fixe pas de problème, on la connaît et on peut la paramétrer de façon fixe et l'oublier ensuite.

 

Pour ma part, et pour suivre le conseil de F5UII, j'ai choisi l'adresse 192.168.1.8 comme adresse du Pluto. Il suffit de l'inscrire dans le fichier config.txt qui se trouve dans le répertoire racine du Pluto, chez moi PlutoSDR (G:), visible avec l'explorateur de Windows. Double-cliquer sur config.txt et ce dernier s'ouvrira au moyen, en principe, du Notpad Windows puisqu'il s'agit d'un fichier texte. I, ne reste plus qu'à rajouter l'adresse IP désirée (192.168.1.8) à la place vide en face de

 

[USB_ETHERNET]
ipaddr_eth = 192.168.1.8
netmask_eth = 255.255.255.0
gateway_eth = 192.168.0.254

 

Par défaut cet emplacement est vide ce qui indique à Pluto qu'il doit demander  son adresse au DHCP. Si cet emplacement est renseigné,  c'est cette adresse qui sera imposée au Pluto.

 

Laisser tout le reste du texte de ce fichier inchangé.

 

Pour terminer, il suffira d'enregistrer le fichier (menu "enregistrer" du Notapad) et ensuite, très important et à ne pas oublier, éjecter le Pluto USB en cliquant sur l'icône en bas à droite du bureau, comme à chaque fois qu'on veut que le Pluto mémorise une modification. Si on ne le fait pas, le contenu du Pluto restera inchangé.

 

Câble Ethernet:

 

Il faut maintenant connecter physiquement le Pluto au réseau local car l'Encodeur n'a que ce moyen pour communiquer avec l'extérieur. Ce dernier enverra le flux TS au Pluto mais en retour il recevra les commandes de ce dernier, notamment le bitrate ce qui s'avèrera très pratique.

 

Il faut donc commander un adaptateur Ethernet-USB avec comme entrée un prise femelle RJ45 et en sortie une fiche mâle micro-USB, du type de celle qui équipent les smartphones. J'a porté mon choix sur un I-Tec adaptateur réseau USB-2 (No 1596063) et OTG type MicroB-A0, 2M (678089) de chez Conrad, car l'adaptateur Ethernet sort  sur une fiche USB standard.

 

Il suffit alors de relier la sortie le tout cela à l'entrée "commande" du Pluto (celle de gauche vue de l'arrière). Ensuite il faut alimenter le Pluto en 5V et pour cela il suffit de plugger l'ancien câble USB sur la prise "alimentation" de droite. Tout ceci parce que câble Ethernet ne transporte pas de 5V.  Au final, le nouveau câble Ethernet sera à gauche et l'ancien câble USB à droite. On peut laisser l'autre extrémité de ce dernier connecté au PC ou alors le relier à une alimentation secteur USB puisque seul le 5V nous intéresse sur ce câble.

 

C'est tout ce qu'il y a à faire, l'entrée-sortie Ethernet n'exige ni installation soft ni driver.

 

A partir de là, on peut communiquer avec le Pluto en inscrivant la nouvelle adresse IP 192.168.1.8 dans son navigateur Internet, Firefox dans mon cas. On peut "oublier" l'ancienne adresse par défaut 192.168.1.120. Cette adresse nous amène à la page d'accueil du serveur du Pluto:

 

 


Welcome to the ADALM-PLUTO QO-100/DATV custom firmware

 

ADI Professor

Thank you for testing this custom firmware. It is mainly intended to make an easy plateform for TX/RX on QO-100 satellite but could be used on other bands.It includes :

Warning : This is an experimental firmware maintained by an amator. Feel free to report bugs, but no warranty to fix them !

 

2. Installation de l'Encodeur

 

  • Connecter une source HDMI sur l'entrée HDMI de l'encodeur
    par exemple une caméra GOPRO ou la sortie HDMI d'un notebook

     

  • Alimenter l'encodeur en 12 Volts
     

  • Connecter un câble Ethernet  RJ45 entre la prise Ethernet de l'encodeur et un routeur.
    Le routeur est également relié à Internet, au notebook (PC portable) de commande et au Pluto
     

  • Sur le notebook, ouvrir le browser Internet, dans mon cas Firefox et taper l'URL suivant sur sa ligne d'adresse:
    http://192.168.1.120  (c'est l'adresse IP de l'encodeur)
     

  • Une petite fenêtre s'ouvre et demande d'entrer le nom d'utilisateur et le mot de passe.
    Cela indique déjà que le browser est bien relié à l'encodeur via Ethernet.

    Taper:
    User:          admin
    password: 12345

    Ceci fait l'accès fait apparaître le menu de l'encodeur avec deux onglets;: live view et setting
     

  • Un clic sur "live view" fait apparaître l'image de la source HDMI, ce qui indique que l'encodeur reçoit bien le dit signal et que l'encodeur fonctionne (attention, live view ne fonctione qu'en H264, pas en H265 !)
     

  • Un clic sur "setting" ouvre le menu du paramétrage de l'encodeur.
    Ouvrez l'option "Network" (réseau) du menu et ensuite l'onglet "Multicast" afin  de donner l'adresse IP qui enverra le TS (Transport Stream ou flux de transport) au Pluto.

    Entrez:

    Channel:                 Mainstream
    Enable:                   True
    Multicast address: 192.168.1.8
    Port:                        8282

    A ce stade, l'image de l'encodeur s'affiche sur l'écran de Firefox (le browser) si on clique sur "*Live view" et le flux est envoyé à l'adresse du Pluto (192.168.1.8) par le protocole HTTP.

 

3. Le son

 

Le firmware de l'encoder a un oubli de taille: l'ouverture de sa voie son.  Evariste vient de modifier son firmware pour pallier à cet oubli. Il suffit donc d'installer sa nouvelle version alpha qu'on trouve ici:  http://firmware.hackhamradio.com/alpha/. Il faut bien-sûr enclencher le son dans le firmware du Pluto "H265/H265 box control (option)" et donner les paramètres minimum à l'encodeur afin de minimiser sa prise de place. Ce sont:

  • Audio input: HDMI

  • Codec type: AAC

  • Bit rate: 32k

  • Channel: stereo

Ceci fait, ne pas oublier de cliquer sur "save".

 

 

4. Les bons réglages

 

Mes efforts ont porté sur l'obtention de la meilleure qualité possible en terme de résolution et de fluidité des images. Pour cela, il faut accorder les paramètres et les optimaliser en fonction du bilan de liaison sur le satellite (fonction de la puissance d'émission et de la dimension de la parabole). Dans mon cas j'ai 40 Watts au grand maximum et une parabole de 1,2 mètre.

 

Une fois entrés dans le Pluto la fréquence d'émission et les paramètres qui ne changent pas ou pas souvent:

  • Callsign indicatif. par exemple "HB9AFO"

  • PCR/PTS 1000 (100à 2000 ms) (je reviendrai sur ce paramètre ultérieurement)

  • Freq Manual en MHz (ex: 2409.750)

  • Mode DVBS2

  • Pilots off

  • Rolloff 0.35

  • DVB Provider Name par ex son prénom: "Michel"

  • PAT Period 300 (de 100 à 1000 ms)  (je reviendrai sur ce paramètre ultérieurement)

  • Freq Channel Fréquence sur Oscar 100. On peut laisser "custom". C'est alors la fréquence manuelle (Freq Manual) qui est prise.

  • Mod QPSK. L'utilisation des modes 8PSK ou 16PSK requièrent un bilan de liaison plus élevé (que je n'ai pas personnellement) mais en contrepartie ils permettent d'envoyer 4 x et 8 x plus de bits dans le bitrate. QPSK est le mode qui passe le mieux lorsque le signal reçu n'est pas très fort. Je n'utilise que celui-là personnellement car je veux que mon émission puisse être reçue même avec de petits moyens.

  • Frame longframe

  • Transverter LO undefined et custom car je n'utilise pas de transverter. La fréquence entrée dans le firmware est celle qui sort du Pluto

Il faut maintenant entrer ceux qui déterminent la qualité qu'on désire obtenir:

  • Le SR (Symbol Rate) ( de 33 à 2000 kS/s).
    Plus il est grand, plus la taille du bitrate sera grande et plus on pourra transmettre d'images de haute qualité.
    Le SR détermine la largeur du spectre transmis et sera aussi  choisi en fonction de la place libre sur le satellite.
     

  • le FEC (Forward Error Correction). 1/4 - 1/3 - 2/5 - 1/2 - 3/5 - 2/3 - 3/4 - 4/5 - 5/6 - 8/9 - 9/10
    Nombre de bits utiles / nombre de bits transmis. Par exemple 1/4 signifie que chaque paquet transmis comporte 1 bit pour les données (vidéo, son etc.) et 3 bits de correction qui permettent de récupérer des paquets perdus dans le QRM/souffle. Par conséquent, plus ce rapport est élevé (max 9/10) et plus on peut transmettre d'images et de son de qualité, mais en contrepartie, plus ce flux sera sensible au QRM et plus le MER (Mean Error Ratio) devra être élevé pour que le TS passe sans coupures.

     

Mes réglages

 

But: obtenir un rapport D1 en réception en ajustant le réglage Power du Pluto.
Se fait en temps réel, la puissance de sortie se réajuste lorsqu'on relâche le curseur après l'avoir déplacé.

  • SR 500 FEC 3/5 Liaison la plus confortable, résolution et fluidité maximum (1280x720)

  • SR 333 FEC 3/4 Spectre plus étroit donc plus efficace. Moins bonne résolution (576x432)

  • SR 250 FEC 2/3 Spectre encore plus étroit, résolution encore moins bonne (576x432). Mais prend peu de place

  • SR 125 FEC 5/6 Spectre très étroit, images encore moins bonnes, voire floues (384x288). A réserver pour les liaisons difficiles

On pourra obtenir des résolutions plus élevées si son bilan de liaison est plus élevé, en utilisant par exemple plus de 40 Watts sur 2.4GHz ou une parabole plus grande.

 

Un fois ces paramètres entrée et après avoir cliqué sur Apply Settings, le Pluto va renvoyer le bitrate calculé à l'encodeur et celui-ci adaptera ses paramètres en conséquence. Si on ne voir rien changer sur ce dernier (option "video" de l'encodeur), il faut cliquer sur reset. On peut forcer des paramètres personnels mais il faudra ensuite cliquer sur save afin de les mémoriser, sinon ce sont ceux du Pluto qui prendront le dessus.

 

Dans l'encodeur, option Video, on doit avoir

  • Channel Maint stream

  • Codec type H265

  • Resolution 1280x720

  • Key Interval 50

  • Type CBR

  • Bitrate 520 (réajusté automatiquement par le Pluto

  • Quality 5

  • Frame rate 25 fps  (réajusté automatiquement par le Pluto

Le son doit être à 32k

Donne de belles images en belle résolution et très fluides.

 

IMPORTANT:

Après chaque modification, ne pas oublier de cliquer sur Apply settings  de l'option "Modulator" du Pluto. Et ensuite de faire reset dans l'option "video" de l'encodeur. A ce moment-là on voit le Bitrate de l'encodeur changer, preuve que le Pluto lui a bien transmis la nouvelle valeur calculée. L'option "Force compliant" doit bien-sûr être sur "*ON", ce qui indique que c'est le Pluto qui impose ses paramètres à l'Encoder.

 

On peut optimaliser les paramètres envoyés par le Pluto à l'Encoder. Il suffit de les modifier à la main dans le menu de l'Encoder et ensuite dfe les mémoriser avec "save". Sinon ils reprendront les valeurs données pas le Pluo après le prochain "Applay settings".

 


Dernier firmware: http://firmware.hackhamradio.com/alpha/


 

Je le fais systématiquement car mon bilan de liaison sur le satellite est un peu juste. Il m'en faudrait un peu plus afin de pouvoir diminuer le FEC et donc de pouvoir envoyer  plus de bits (bit rate plus élevé). Car mon but c'est la haute définition (HD) et pour y arriver il n'y a pas 36 solutions: il faut un maximum de place pour la vidéo dans le TS (Transport Stream). L'idéal serait de transmettre non plus en QPSK mais en 8PSK voire en 16PSK (2 et 4 x plus de place). Mais le problème c'est qu'il faut un bilan de liaison nettement supérieur pour pouvoir le faire, ce que tout le monde n'a pas. La moyenne des stations reçoit avec des paraboles de 80 ou 100cm mais guère plus ce qui donne des MER trop faibles pour du 8PSK en réception. Et mon but est d'optimaliser ma station de façon à être vu par un max de stations, pas seulement par les mieux équipées.

 

L'autre paramètre à optimiser est le FEC (Forward Error Correction), mais là plus on corrige et moins il faut de MER au correspondant pour me recevoir. Par contre, plus j'insère de bits de correction dans le TS, ce qui se produit lorsque j'augmente le FEC (de  min 9/10 à max 1/4), plus la réception est facile (demande un  MER moins élevé) mais en contrepartie plus la définition de l'image est faible. En fonction des réglages, le firmware d'Evariste du Pluto envoie la définition maximum possible à l'Encoder.

 

La solution que j'adopte en ce moment c'est d'entrer les paramètres désirés dans le controller du Pluto et ensuite je fais "Apply settings". A ce moment-là ils sont envoyés à l'Encoder qui  réajuste automatiquement les siens. Si je veux les optimaliser, je les modifie, principalement le bitrate. Je dois encore réajuster le son à 32k afin de gagner encore un peu de place dans le flux car Pluto envoie systématiquement 64k, le maximum. Ensuite je clique sur "save" sinon les valeurs reviennent à celles du Pluto au prochain changement de fréquence ou autre.

 

 

vMix, Encoder et Pluto

 

Jusqu'à présent j'ai travaillé avec la caméra GoPro ou la sortie HDMI du PC à l'entrée de l'Encoder. C'était pour me simplifier la mise en route. Ca fonctionne parfaitement bien mais il faut resetter le tout lorsqu'on change de périphérique d'entrée afin d'activer le HDMI. L'autre inconvénient c'est, qu'avec la sortie HDMI du notebook, on envoie le contenu de l'écran de ce dernier à l'Encoder. Le correspond voit donc tout ce qu'on fait pour changer d'image ou de vidéo, ce qui n'est pas souhaitable. La dernière opération est donc d'insérer une console logicielle entre les périphériques d'entrée et l'Encoder. Certain le font avec la console constituée par le logiciel OBS, moi j'ai choisi de conserver vMix, qui est bien  plus intuitif, donc facile à prendre en mains. Les explications se trouvent ici.

 

Celles-ci expliquent comment utiliser vMix en pilotant le Pluto par son câble USB, en protocole RTMP. Maintenant que nous avons inséré l'Encoder entre vMix et le Pluto (en Ethernet), les commandes du Pluto ne seront plus à faire dans vMix par la ligne de paramètres RTMP mais directement par le browser Internet, Firefox dans mon cas, comme décrit ci-dessus. vMix ne servira alors plus que de console vidéo, c'est-à-dire  qu'il sélectionnera les périphériques d'entrée vidéo et les périphériques audio, pourra les mélanger, y rajouter du texte défilant ou pas, et envoyer le tout à l'Encoder sous forme d'image pleine page, comme les pros. Et là tout devient bien plus facile et un régal à utiliser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à suivre...

 

Grand merci à tous ceux qui ont défriché le chemin pour moi et de qui je me suis inspiré!

 

Septembre 2020 Michel Vonlanthen HB9AFO

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